Adaptation aux évolutions

Une classe primaire de jeunes filles, encadrées par des religieuses à la fin du XIXe siècle

Les soeurs et le Père Jamet sont appelés à Albi en 1832 par Mgr Brault, ancien évêque de Bayeux, pour installer un “asile pour aliénés”. Reprenant d’abord l’école des jeunes sourdes-muettes de l’abbé Treilhou, ils ouvrent ensuite l’asile au château du Lude en 1835 ; il comptera jusqu’à 1200 malades. La même année, Mgr de Gualy propose aux religieuses de prendre en charge “l’instruction des jeunes filles de la campagne”.

L’oeuvre se développe rapidement sur place, avec l’achat en 1879 de la ferme Bellevue qui permet aux malades de sortir et d’être occupés. Plus tard, les sites de la Bassine et de Ambels sont acquis pour des séjours de rupture, prélude à l’ouverture vers l’extérieur dès 1967. Une école pour la formation d’infirmiers psychiatriques voit le jour en 1955 ; l’hôpital d’enfants et le centre d’audiophonologie ouvrent en 1976, le centre d’action médico-sociale précoce spécialisé en 1981.

Les religieuses du Bon Sauveur ont ainsi su s'adapter aux évolutions, tout en restant fidèles à leur mission initiale qui est de soigner, visiter, éduquer, offrir des services aux personnes les plus défavorisées. S’entourant de médecins psychiatres de qualité (Dr Benjamin Pailhas, Dr Jean Ducoudray, Dr Marcel Sales,..), elles ont souvent été à la pointe de changements qui ont ensuite fait école.

Les soeurs des congrégations du Bon Sauveur de Caen, de la charité Sainte-Marie d’Angers, de la Sainte-Famille de Nantes, de Saint-Charles d’Angers, réunies en Chapitre, ont signé le 4 septembre 2014 l’acte d’Union créant la congrégation des Soeurs Missionnaires de l’Evangile, afin de :
«Chercher toujours à travailler avec d’autres, annoncer la Bonne Nouvelle. Nous le vivons plus particulièrement dans l’oeuvre de l’éducation, de la santé, dans la pastorale et l’action sociale» (constitutions n°11, paragraphe 1).
En partenariat avec des laïcs au sein de nombreuses institutions scolaires, sociales, médico-sociales et des soins, les soeurs sont au service des enfants, des jeunes, des personnes âgées, des plus démunis.
Elles sont à l’écoute des besoins, solidaires dans les engagements et en accompagnement par la prière et le ressourcement spirituel.
Cette nouvelle congrégation, inspirée de l’Ecole Française de Spiritualité, avec les mêmes objectifs apostoliques, est en parfaite continuité avec l’histoire des soeurs du Bon Sauveur.
Les soeurs maintiennent leur présence au sein des différentes fondations du Bon Sauveur.